Des fleurs pour tous

C'est sûrement Alphonse Karr, le célèbre poète et jardinier qui fit les premiers envois de fleurs coupées hors de la région, sous forme de petits colis. c'est lui qui, vers 1859, mit dans son journal "Les Guêpes" des annonces indiquant le prix des jonquilles, oeillets, ,roses et violettes qu'il cultivait dans ses jardins. on dit aussi qu'il en envoyait à Paris, en petits bouquets attachés avec les poèmes qu'il écrivait. C'est en novembre 1871, quelques années après sa retraite dans la "Maison close" de Saint Raphaël, que l'on repris son idée, en envoyant de plus en plus de colis de fleurs de Nice dans toute la France.

C'étaient d'abord de simples essais faits par des cultivateurs de Nice, Cannes et Antibes. Puis, dans les dernières années du XIXe siècle, la floriculture de la région devint vraiement très importante. La culture des fleurs pour l'exportation, c'est à dire l'envoi hors de la région, se trouvait et se trouve encore, sur toute la côte provençale, dans les endroits où le climat le permet.
L'exploitation de la fleur ne commençait qu'aux environs de Cannes, pour se poursuivre sur toute la côte jusqu'à Menton. C'est cette région qui fournissait, au début du XXe siècle, les deux tiers de la récolte totale française.
La floriculture a toujours été très variée et chaque ville avait plus ou moins sa spécialité. par exemple, on cultivait surtout la violette à Fréjus, le mimosa dans l'Esterel, les roses à Cannes, Golfe Juan, Antibes et Nice, l'oeillet vers Cannes, le jasmin à Grasse etc.

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